Comment vous pouvez vous retrouver au chômage en un clin d’oeil à cause de Facebook ?

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https://institut-centaure.com/index.php/2017/11/22/planter-sa-startup-avec-facebook/
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Ou comment planter son entreprise avec panache.

Planter sa startup avec Facebook semble être devenu un sport national. En quelques semaines, les changements de la firme de Palo Alto ont mis au chômage de nombreux entrepreneurs et leurs équipes. Toute la presse en a parlé, de nombreux articles ont traité et re-traité le sujet : la page à 12 millions d’abonnés Facebook, Firerank, a disparu. Vous avez peut-être déjà vu l’une de ces vidéos, avec cette phrase “pour le meilleur… et pour le pire !”. Et bien on peut dire que le pire est arrivé.

À un autre niveau, de nombreuses start-ups ont subi les aléas du géant bleu Facebook ces derniers mois, les obligeant parfois à mettre la clé sous la porte.

Alors si vous voulez apprendre à planter votre entreprise, lisez cet article, faites comme Firerank, et normalement vous devriez vous en sortir avec un beau dépôt de bilan.

comment planter sa start-up a cause de Facebook

Planter sa startup avec Facebook comme Firerank : de 12,7 milliards de vues à 30 chômeurs

Planter sa startup avec Facebook, ça peut surprendre

Avant de comprendre comment bien réussir son plantage, il est important de savoir s’inspirer de ceux qui l’ont élevé au rang d’art. Des mots de son créateur, Firerank a “explosé en plein vol”, laissant les 30 collaborateurs de la startup sans voix, mais surtout sans emploi, vers 18h ce premier novembre.

Mais alors Firerank c’est quoi ? C’est une page Facebook qui a grossi de manière exponentielle ces 2 dernières années en créant des vidéos virales, c’est à dire à fort potentiel de partage. Dans le même temps, elle publie des articles vers son site web où sont placées des publicités, leur permettant une rémunération. Les chiffres sont assez impressionnants :

  • 1,1 million de chiffres d’affaires en 2016
  • 12 milliards de vues de vidéos

Avec cette croissance fulgurante, Firerank déménage au cours de l’année dans de nouveaux locaux à Clermont-Ferrand, et embauche de nouveaux collaborateurs. On trouve parmi eux des salariés mais aussi quelques free-lances, et tout va pour le mieux dans le meilleur des monde.

Mais appelez ça comme vous voulez, le karma, le destin, la malchance… le fait est que Firerank se fait rattraper, ce soir du 1er novembre, par son passé trouble. Dans un article publié sur Linkedin, le co-fondateur de la page Facebook s’explique et partage son désarroi face au choc que son entreprise vient de subir. Le texte, supprimé depuis, reste consultable en cache ou sur des captures d’écran. Il y raconte sans détours la création de la page et les pratiques utilisées, avant d’accuser à demi-mot Facebook d’avoir sanctionné les pages qui ne payaient pas pour des publicités.

Le passé trouble de Firerank

Dans l’article publié, on apprend les techniques utilisées par la page pour parvenir à un nombre de fans si impressionnant. Si Facebook n’explique pas laquelle de ces techniques est sanctionnée, la sentence est claire (et irrévocable comme dirait notre amis Denis Bregnart) : exclusion de Facebook des administrateurs des communautés, suppression immédiate des pages pour non respect des conditions générales d’utilisation. Forcément, quand ça arrive sans préavis, c’est surprenant. Pourtant, un grand nombre de spécialistes ne s’en émeuvent pas sur Twitter, en pointant le business plan et la genèse douteuse de ce gros bonnet du Facebook français.

Si “tout le monde le faisait”, cela n’en reste pas moins interdit, et si la firme de Zuckerberg a pris son temps, les sanctions sont très lourdes. Le créateur de Firerank se défend en expliquant qu’aucun like obtenu depuis 1 an n’est frauduleux, qu’ils se sont professionnalisés et que jamais au départ ils auraient embauché, à l’époque où leurs techniques relevaient plus du hacking que du marketing.

En effet, pour grossir sur les réseaux sociaux, vous avez plusieurs choix. Facebook s’est toujours revendiqué d’être une entreprise créée par des hackers, et ayant une forte culture venant de cet héritage. Certains ont donc naturellement fait le choix d’utiliser des techniques de growth hacking pour faire grossir artificiellement les chiffres de leur page Facebook. C’est pour ça que vous vous retrouvez parfois à liker des pages dont vous n’avez aucun souvenir… Le second choix est plus sur, mais plus long : utiliser la qualité de votre contenu. Oui, je sais, c’est dur, il faut du contenu de qualité et un fort taux de diffusion. Mais c’est possible, on vous l’apprend dans nos formations community management ici.

Il est inutile de le nier, énormément de pages ont eu recours à l’une comme l’autre. Mais certaines techniques brouillent les limites du consentement. Voici donc comment on vous a “volé vos likes”.

Planter sa startup avec Facebook grâce à 4 techniques borderline

comment planter sa startup avec Facebook grâce au growth hacking

  • Technique numéro 1 : renommer une page

Facebook a bien changé en 10 ans. Son algorithme aussi. En 2010, vous vous installez devant votre écran, vous créez une page Facebook virale : “si toi aussi tu chantes faux sous la douche” (excusez le manque d’inspiration) et vous pouvez vous retrouver en moins de 48h à la tête d’une communauté d’un million de personnes juste avec la viralité du nom de votre page. Par la suite, il suffisait de lancer des liens vers votre site marchand pour vendre à la pelle (si 1% de votre audience achète, vous avez déjà 10 000 clients).

Aujourd’hui, ces pages sont à l’abandon, et il suffit de récupérer les codes de l’une d’entre-elles, de la nettoyer, de la renommer, et voilà, vous êtes dorénavant le propriétaire d’une page avec une communauté énorme, prêt à envoyer des liens vers votre site web.

  • Technique numéro 2 : fusionner des pages 

Facebook propose tout un tas de fonctionnalités très utiles pour construire une communauté gigantesque sans pour autant passer par la publicité et la fameuse sortie de carte bleue. Par exemple, celle de fusionner deux pages tout en conservant leur communautés. J’ai ma page de 35 000 abonnés, un ami a sa page de 110 000 abonnés, on fusionne et on a 145 000 abonnés sans rien faire. Il suffit de trouver quelques autres personnes qui sont dans le même cas, et on arrive très rapidement au million.

  • Technique numéro 3 : le rachat de pages

Et oui, si il y a demande, il y a offre : le commerce des pages, aujourd’hui business quasiment effondré, est florissant lors de l’avènement de Firerank, et on peut raisonnablement penser que cela fait partie des techniques utilisées. Au lieu de récupérer les communautés directement via les pages, les administrateurs en vendaient les accès, tout simplement. Pas joli joli le Facebook de l’époque…

  • Technique numéro 4 : le “Like Jacking”

Alors, apparemment, pour planter sa startup avec Facebook, c’était celle là qu’il ne fallait pas utiliser. Il est possible d’intégrer dans votre site web le bouton “j’aime la page”, pour que vos fans s’abonnent sans quitter le site. Pourtant, je suis sur que vous avez dans votre catalogue de pages aimées des ovnis dont vous n’avez jamais entendu parlé et dont vous n’avez aucun souvenir. C’est normal. Certains site ont utilisé une astuce simple : ils l’ont tout simplement rendu transparent et l’ont placé à un endroit où vous êtes susceptible de cliquer (“page suivante” par exemple). De cette manière, vous venez de liker une page dont vous n’avez jamais entendu parler. Firerank par exemple.

Planter sa startup avec Facebook grâce à l’augmentation des prix des Facebook Ads

Comment ça marche, les Facebook Ads ?

Pour résumer très simplement, sur Facebook, on a 2 types de posts :

  • Les naturels
  • Les sponsorisés

Les posts naturels sont ceux écrit sans faire appel à un quelconque aspect financier : vous postez une photo sur votre page directement, et elle apparaît dans le fil d’actualité des gens qui vous suivent (quand tout va bien).

Les sponsorisés sont ce que l’on appelle des Facebook Ads, pubs Facebook en français, et permettent à des pages et à des entreprises de s’adresser à des audiences ciblées déterminées dans le gestionnaire de publicité ou le Power Editor, selon les préférences. Cet outil peut-être géré depuis ce que l’on appelle le business manager Facebook, qui permet de gérer un grand nombre de campagnes facilement tout en offrant la possibilité d’exporter des rapports de performance… bref un vrai petit bijou que vous pouvez apprendre à maîtriser avec nos formations ici.

 

En gros, lorsque vous paramètrez une Facebook Ad, vous devez choisir l’objectif de la campagne, puis l’audience que vous allez cibler, votre budget avant d’attaquer l’aspect créatif de la publicité. Le système est basé sur des enchères : plus votre audience est large, plus vous avez de concurrents qui visent les mêmes personnes, plus il faudra augmenter votre budget pour être vu. Donc pour être rentable, il est essentiel de connaître très précisément son audience, mais aussi le budget que l’on est capable de mettre.

fonctionnement des Facebook ads pour planter sa startup avec Facebook

Exemple, je vends des voitures, si je cible les hommes entre 35 et 60 ans vivant en France, j’ai intérêt à avoir un budget très fort pour être capable d’être affiché.

Mieux, Facebook attribue une note de performance aux publicités. Si elle fonctionne bien, que les gens se montrent intéressés, alors votre création sera affichée bien plus souvent aux membres de votre audience. En revanche, vous pouvez mettre tout le budget du monde, si votre note est médiocre, Facebook ne vous mettra pas autant en avant.

Les Facebook Ads sont donc un savant mélange entre définition d’audience, gestion du budget, qualité et suivi de campagne. Une discipline compliquée même pour des community managers avertis. Mais lorsque c’est bien géré, les résultats sont là ! Et c’est là qu’arrive le problème…

Quand Facebook touche à ses algorithmes

L’objectif de Facebook, c’est de toujours améliorer l’expérience utilisateur (UX). Mais c’est aussi et surtout, comme toute entreprise, de faire du profit. On sait aujourd’hui que certaines entreprises ont arrêté de faire du AdWords pour la simple raison que Facebook leur est plus rentable que la solution de Google. Le géant de Palo Alto a donc une puissance de diffusion énorme certes, mais aussi un gros pouvoir sur ces entreprises, qui sont en demande de ses données.

Alors, cours d’économie de 1ère ES, que fait le prix de l’offre quand la demande augmente ? Il augmente aussi, selon l’adage “ce qui est précieux est toujours plus rare”, et ce qui est rare est cher. Facebook, en novembre, décide d’augmenter ses prix. Personnellement, sur nos simulations, le taux de diffusion a été divisé par 5 à audience, objectif et budget égaux. Et si moins de diffusion, moins de visites sur le site, moins de ventes, baisse du chiffre d’affaires.

Ça veut dire que faire de la pub Facebook n’est plus rentable ?

Non. Ça veut simplement dire que Facebook a rééquilibré la balance, en augmentant les prix de ses publicités après s’être assuré que de nombreuses entreprises utilisaient ses services. Ne pouvant plus s’en passer, elles continueront de payer pour s’assurer leur visibilité. Enfin pour celles qui peuvent ! Cet article vous explique comment planter votre startup avec Facebook, vous commencez à voir pourquoi c’est si facile non ?

Toutefois il est toujours rentable de faire de la publicité sur Facebook, cela reste moins cher que les médias traditionnels pour une audience plus ciblée et donc des campagnes plus efficaces. De plus la communication traditionnelle est moins facile d’accès aux entrepreneurs qui sont parfois (souvent) limités en moyens financiers. Les Facebook Ads sont toujours une solution envisageable, à condition de ne pas faire l’erreur qui va planter votre startup. “Mais dis donc Jamy, quelle erreur les a plantées ?”

Quelle erreur a réellement causé la perte de ces entreprises ?

Quelle belle transition. La véritable erreur qui a mené Firerank (mais également d’autres entreprises) à planter sa startup avec Facebook, c’est de mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Ce qui est sur Facebook appartient à Facebook

Dans le cas de Firerank, le business model est sous perfusion du réseau social : un grand nombre de pages, des publications en naturel uniquement, pratiquement l’ensemble du trafic du site provenant de ces dernières… L’ensemble du contenu publié sur Facebook lui appartient : vos photos, vos données, vos messages privés. C’est marqué dans la politique d’utilisation des données que personne ne lit, qui sont valables aussi pour les entreprises. Si vous montez votre business model principalement sur Facebook, vous vous rendez un petit peu esclave de la plate forme.

C’est pour cela que les professionnels du web ne se sont pas montrés surpris ni même émus par ce qui est arrivé à Firerank : en utilisant des techniques borderline de growth hacking, la startup savait qu’elle jouait avec le feu. Ce qui est arrivé est bien évidemment triste, mais des précautions auraient pu être prises, notamment en terme de diversification des canaux d’acquisition (moyens d’obtenir du trafic).

La trop grande dépendance à une seule source de trafic

Pour planter sa startup avec Facebook, au final c’est simple, la seule chose que vous avez à faire, c’est de trop vous y attacher. Pourtant on dit souvent de se concentrer sur une ou deux tâches pour ne pas se disperser, mais dans le cas de l’acquisition de trafic, c’est impensable aujourd’hui de ne dépendre que d’une seule plate-forme. Il faut garder en tête que Facebook peut changer ses algorithmes du jour au lendemain, vous faisant perdre tout votre trafic, comme cela a pu arriver avec les tests opérés dans différents pays (voir notre article sur la fin de la portée organique sur Facebook).

Le système est le même en ce qui concerne AdWords, qui avait augmenté fortement ses prix il y a quelques années, ou même Google, qui annonce régulièrement des changements dans leur algorithme, modifiant sans cesse le travail des SEO managers.

Au final ce n’est pas Facebook qui a planté ces startups, c’est leur dépendance trop forte et leur manque de diversification.

planter sa startup avec Facebook en devenant Addict

En bref : qu’est ce que vous devez en tirer pour réussir à planter votre startup avec Facebook en beauté ?

  • Pour planter sa startup avec Facebook, vous pouvez utiliser des techniques interdites, mais quand même en faire votre principale source de trafic
  • Vous pouvez aussi tout miser sur les Facebook Ads pour vendre vos produits, en restant à la merci des aléas du marché
  • Vous pouvez ne vous concentrer que sur un seul canal d’acquisition sans penser à un plan B

 

La moralité de cette histoire, et la leçon que doit retenir un entrepreneur pour éviter de planter sa startup avec Facebook, c’est que même si c’est un outil formidable qui mérite qu’on lui accorde de l’attention, cela n’en reste pas moins une entreprise qui a ses propres intérêts. Le meilleur moyen de pérenniser son activité reste d’avoir des canaux complémentaires et indépendants pour palier à toute problématique de l’un ou de l’autre.

 

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Sources : imgbb, le Temps , Business Insider France , France 3 Région Auvergne, La Montagne

 

Article écrit par :

signature articles Nicolas Catillon formation community manager

Nicolas Catillon

Formateur en community management chez Institut Centaure

Community manager de Centaure Investissements

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